samedi 10 mai 2008, par Yan
1ère nuit : Digestion difficile, les boulettes de graisse aux framboises sont mal passées.
2ème nuit : rêve étonnamment détaillé d’un tour de cartes magistral par Garcimore.
3eme nuit : Dans les bras de Morphée, je rêve , plutôt je cauchemarde ...
je suis assise sur une balançoire accrochée dans les nuages, je monte, je monte, je monte, je saute dans le vide , ma tête tourne, jambes en avant j’essaie de tomber sur le sol, point de repère pour moi ,j’ai l’estomac au bord des lèvres ... la délivrance, je me réveille ! Je cherche toujours le pourquoi de ces peurs nocturnes ...
4ème nuit : des délices de ne point rêver ou de ne pas s’en souvenir .
j’ai dormi comme un bébé ...
5ème nuit : digestion encore difficile, les boulettes de graisse même sans les framboises sont encore mal passées, je diminuerai la cuisson. Tiens au fait j’ai rêvé, je me voyais dans une arène éclairée au centre et j’étais assis près d’un homme qui me disait "prenez un joker"... Incompréhensible signification des rêves...
6ème nuit : je vais me coucher encore avec dans la tête les images du reportage que je viens de suivre à la TV sur les ratés de la chirugie esthétique ... cela n’a pas manqué ! j’y suis , A la veille d’un dîner important je me réveille le visage défiguré par de vilains boutons rouges, angoisse , dès que je veux les toucher pour essayer de les camoufler, la peau s’enlève (je vous laisse imaginer l’horreur suprême)
je ne ressemble plus à rien, je préfère disparaître ... j’ouvre les yeux, je suis sortie du rêve grâce à mon petit homme qui me sussure à l’oreille que je parle en dormant ! s’il savait pourquoi je le remercie tendrement !...
7éme nuit - mon petit homme repose au creux de notre grand lit, il se demande pourquoi je ne vais pas le rejoindre pour reposer mes yeux !
il faudrait lui dire que je rêve que je suis un écrivain ...
8ème nuit - réveil brutal : je me suis mordu la tête dans mon sommeil. Un petit passage devant le miroir de la salle de bains confirme mes craintes, j’ai perdu des cheveux et j’en ai un sur la langue désormais !
9ème nuit - Zut et rezut ! C’est jour férié et j’ai rêvé du boulot !
Grrrrrrrrrr ! Demain au boulot, je dormirai derrière mon écran et TOC...
10ème nuit - Non , n’insistez pas , je ne vous raconterai pas ma nuit de légende !
11ème nuit - Je rêve de la nuit de légende de mdp,... Hum, je ne peux pas poursuivre...
12ème nuit - course effrénée dans les escaliers de Fort Boyard ! réveil : j’ai mal aux jambes !
13ème nuit - je suis enfermée dans une menuiserie, je veux sortir, je n’en peux plus, mes oreilles explosent !!! Le matin je tue 3 moustiques.
14ème nuit - les nuits se suivent et ne se ressemblent pas ...veille de Noël, je rentre avec les bras chargés de victuailles et de cadeaux , je suis seule avec ma fille, devant l’ascenseur, je pousse tous mes paquets, la petite s’éloigne de moi, je lâche le bouton de l’ascenseur, je rattrape la petite, mais v’lan la porte se referme devant moi et les numéros des étages s’affichent . bon ! pas de panique ... si , grave , au retour de l’ascenseur, tout a disparu ...et ce n’est pas un rêve, non... tout est vrai ...
15ème nuit - qui rêve de ma nuit précédente ?
16ème nuit - J’ai rêvé de gagner au loto, jusqu’au moment ou l’on me réveille et que l’on me dise t’as pas oublier de payer les impôts
17ème nuit : Je suis à Toulouse, chez mon fils, j’ai ma petite fille dans les bras ... Retour à Perpignan, mon petit homme est dans le jardin en train de construire une maisonnette en bois ...
Stupeur ! j’ai oublié de rendre ma petite Manon (18 mois) je pense tout de suite aux couches, aux biberons ,etc. mais l inconsciente enfant commence un dialogue d’érudit avec son "papy" d’adoption...
Yann ,je te le dis tout de go , si la prose que tu demandes entame mes nuits , je vais commencer une cure de désintoxication...
Bon ... d’accord , j’attends un peu pour voir !!
18ème nuit - je prends des cachets pour la mémoire, mais j’oublie de les prendre puisque je n’ai pas de mémoire. J’ai oublié de dormir, je suis fatiguée...
en aparté ... oup’s, je me dis qu’on est loin de la millième !
19ème nuit - j’ai des insomnies à cause de martinedeperpignan... quel prix pour le gagnant de la 1001ème nuit ???
20ème nuit : dis-donc Yan , c’est qui le patron ? mais l’idée est à fouiller ! qui restera jusqu’à la 1001ème pour le PRIX ?
21ème nuit : réveil en sursaut ! je vais révéler le prix de la 1001ème à martinedeperpignan impatiente pour ses 981 posts restants à faire et ses nuits finalement aussi blanches que le cheval d’Henri4 à cause de LCE !
1er prix : une magnifique tringle à rideaux ! (n’était-ce pas Coluche qui claironnait dans son sketch "... et c’est encore un militaire qui gagne une tringle à rideaux...", non ???)
Sérieux si on arrive à 1001 : je fais la promesse d’envoyer au 1001ème internaute une TRINGLE A RIDEAUX ! (mais il a intérêt à être en bons termes avec son facteur...)
20ème nuit - Il faut que je laisse ce foutu ordinateur, sinon c’est mon petit homme qui va me lâcher ... (euh ! c’est pour rire !)
21ème nuit - je n’arrive pas à dormir, je calcule dans quelle pièce poser la tringle à rideau.
24ème nuit - il n’est pas question de laisser deux nuits à la traine ...
(il y a un "bug" dans les jours, euh ! dans les numéros des nuits !) yan, au secours ...
C’est arrivé, j’ai perdu le sommeil, mon cerveau est en ébulition ...
et dire que j’ai des rendez-vous matinaux...
25ème nuit - qui devrait être la 23ème dans l’ordre chronologique, mais le temps passe vite ... puisque la nuit des temps, la nuit détend, d’étang, étant celle qui porte conseil, qui est câline, la nuit de chine
où tous les chats sont gris ...
26ème nuit - Y a t’il une place pour moi auprès de shéhérazade ?
1001ème nuit - j’ai vraiment besoin d’un rideau dans le bureau. Je triche ! A Perpignan, ils ne se gênent pas...
ah ! non tu n’as pas le droit ! ... qui triche à Perpignan ? des noms ...
27ème nuit - je persiste et signe - si tu remontes dans les nuits tu comprendras ... non mais ... j’ai pas vraiment besoin d’une tringle , mais je vais quand même me battre pour l’avoir , et peut-être t’en faire cadeau , si tu te comportes bien ...
Tu connais mes goûts, je préfère les stores. Mais je suis trop tentée par la compétition... Que la meilleure gagne !
29ème nuit - voilà, tu vas encore dire que je triche ... pourtant ...
et si on mettait seulement un ou deux mots pour chaque nuit afin d’aller + rapidement au but ? tu crois que notre site-man y verrait à redire ?
(tu comprends , je pense à ton rideau...)
30ème nuit - ex. : nuit d’amour ...
31ème nuit - mal aux dents ...
32ème nuit - nous sommes attaqués, un bombardement, la maison va s’écrouler, j’ai peur ! J’ouvre un oeil, l’autre, l’attaque continue...
Je me lève, j’ouvre ma porte... Mon jardin est recouvert de glaçons, mes plantes ressemblent à des stalagmites, je ne rêve plus, je cours dans mon sous-sol de peur que le toit me tombe sur la tête (sic) !!! Ca y est, j’ai ma piscine et pour pas un sou... Je remonte me coucher, je prends un cachet et je me force à rêver de cactus et d’oasis (mais pas trop).
33ème nuit...des césars : je me vois montant les marches avec à mes côtés le Capitaine Caverne dans son nouveau film : "J’ai des poils...et alors ?"
34ème nuit - de la glisse ... je suis assise sur ma descente de lit et je dévale les pentes du Canigou , quelle bonne idée , la montée n’a pas été aussi aisée !
35ème nuit - et oui ! déjà 35 nuits de folie : boules de graisses aux framboises, stalagmites, menuiseries, courses dans les ruines de Fort Boyard...etc
Dépêchez-vous, plus que 966 nuits lol ! : le 1001ème post partira avec sa tringle à rideaux, alors Mesdames et Messieurs : à vos claviers pour ce somptueux cadeau qui hante déjà vos nuits, j’en suis certain !
36ème nuit - Je pense à ma prochaine nuit qui devrait valoir le déplacement !...
37éme nuit - bof ! les promesses ne sont pas tenues ...
38ème nuit - j’ai rêvé que des dizaines d’auteurs s’étaient épanchés sur la prose des mille et une nuits... déception ce matin, rien de tel n’est arrivé ...
39ème nuit -
Alors, là, moi, on ne me la fait pas !... toute la nuit, j’en ai rêvé (et je fais des rêves prémonitoires) - c’est un piège, cette histoire de tringle à rideaux... tout ça pour une canne à pêche au bout du compte -
40ème nuit -
J’ai rêvé que les rêves de "martinedeperpignan" n’étaient pas prémonitoires, et que le Canigou était encore enneigé - Des skieurs nonchalants, aériens et élégants en descendaient en tenant leur luge sur la tête (au cas où il y aurait eu chute).
41ème nuit - J’ai fait un rêve merveilleux !
Je creusais un petit trou pour un joli pied de pensée lorsque, miracle, un jet d’un force extraordinaire surgit du sol !!! Du pétrole !!!
Nous étions fous de joie !!! La voiture aussi !!!
Le réveil fut une véritable torture.
42ème nuit - je suis à Toulouse - la ville Rose est Grise sous la pluie -
je rêve de pêchers en fleurs sur fond de Canigou enneigé .
43ème nuit : c’est mon classement mondial de mangeur de clafoutis aux cerises castanéennes...
44ème nuit - J’ai rêvé que le gardien du phare avait un furoncle sur la fesse droite, pour être resté assis trop longtemps sur la tringle à rideaux - Le chat noir le regardait fixement, et je me réveille mal à l’aise...
J’aimerais rêver en couleurs pastels, mais ça ne doit pas être le moment : Toulouse est encore sous la pluie, et le ciel est gris -
Je me promets (à moi-même, je) de rêver en couleurs dès la prochaine nuit.
45ème nuit - Ben voilà... il suffit d’y penser et ça arrive ! J’ai rêvé de la forêt de Brocéliande et de ce pauvre vieux Merlin - Bien sûr, mon rêve m’a amenée à lui trouver une bien meilleure fin, puisque j’ai aidé Merlin à se sauver de la tour de verre dans laquelle l’a enfermé la Fée Viviane...
J’attends maintenant de voir comment le monde va tourner.
Est-ce que j’ai bien fait de le libérer, celui-ci ?
46ème nuit - 2h du mat : réveil en fanfare. Ce sont de grands comiques Patato Valdez et ses 20 musiciens de salsa !
47ème nuit - j’ai perdu deux oncles ces derniers jours ... mes pensées sont moroses, j’aimerais être plus âgées de quelques semaines ... ainsi va la vie , après l’hiver vient le printemps et la renaissance, après la tristesse, le bonheur reprend ses droits !
48ème nuit - 2 juin - le ciel est encore gris - je VEUX du bleu, du soleil, des gens qui rient malgré le prix du baril... la période estivale n’est pas à l’heure ! bon , je vais dormir un peu , peut-être demain tout ira t’il mieux.
49ème nuit - j’ai rêvé de chiffres (68-69 !) une amie a écrit quelque chose là dessus - elle pourrait nous en faire profiter un peu , pour nous "détendre"...
50ème à 60ème nuit (si, j’ai le droit !)
voilà 10 nuits que je rêve du futur bonheur des habitants des cases qui vont découvrir le thème du mini-golf ........
51ème nuit - zut alors ! j’étais heureuse de me rapprocher de la 1001 nuit ! on ne peut même pas tricher ...
52ème nuit- je calcule les dimensions de ma boîte mail, j’espère que la tringle à rideaux y rentrera. Zut, ma calculette est en panne,...
53ème nuit - je rêve ou je crois rêver !!!
On reparle de la tringle à rideaux... Je signale à tout petit nouveau que la tringle est réservée. Oui, le concours est truqué ; et alors ?
C’est toujours comme ça que cela se passe.
Et, puis j’ai déjà acheté les rideaux.
54ème nuit- j’écoute la fuite du temps autour de moi. Je pense. Je révise mes techniques de méditation... miracle !j’arrive toujours à me projeter dans le futur ! Je vois une très vieille grand-mère qui se plaint que son rideau soit depuis longtemps tombé en poussière (si si c’est possible, avec la pollution et l’évolution de la médecine ... quoi mille et une nuit ça fait même pas trois ans ? Vous oubliez que sur intenet, le temps est différents de la réalité ...). Bref la tringle reste neuve car pas encore achetée... une autre grand-mère, mieux conservée peut encore, à la force de ses doigts tremblotants taper un point sur un clavier (futuriste et donc complètement inutilisable), c’est le point final.
Elle obtiendra la tringle grâce a un descendant de Yan (les hommes vivent moins longtemps en général ...).
P.S. : j’ai eu du mal a me reconnaître, avec toutes ces rides... en plus j’aurais des goûts horribles en rideaux...je vais revoir mes techniques de méditation !!!!
55ème nuit - J’ai donc rêvé que j’étais assis sur une branche à 15 mètres du sol avec une scie dans les mains.
J’ai commencé à scier la branche et elle s’est transformée en tringle à rideaux puis j’ai glissé et je suis resté suspendu à la branche !
C’est grave Docteur ?
56ème nuit -
Mais non Yan, c’est pas grave,
Merlin libéré par MDP (OU BIEN EST-CE TANTINA ?) arrive juste à temps en-dessous du chêne de Brociélande où le vent te balotte dangereusement, afin de recueillir la tringle à rideaux, pour l’offrir à Genièvre, son éternel amour, et puis, l’ayant ramassée,
il s’en va te laissant dans la même posture, suspendu à ta branche.....
le lendemain soir......(57ème nuit) en rêvant, j’oui un poêmeux, le voici, le voilà :
Couvertures de bébé-
Bleu si doux-
pavé glissant-
freux croâssant (de lune)-
regards mal aise-
gentilles petites filles-
tickets de bus-
tête du rat de la fable-
cassée (la tête)
entre les pattes du lion de pierre (de la fable)
(poême en attendant que le Yan enfin mûr tombe de sa branche)
3 nuits de suite sans dormir, j’en ai ma claque Shérazade !
bon alors donc : 58EME NUIT
Comme le Yan était toujours perché tel le corbeau tenant en son bec devinez ?
Une tringle à rideaux bien sûr, m’étant assis au pied de son arbre, je lui chantais une comptine :
« Dans mon chapeau, pipés les dés, pipés les dés - une grille de loto - pipés les dés x2 - pipolino, pipolinette, un trou à ma chaussette, ainsi va la vie, pipolini - Quelque fois très chouette,
pipolinette »
il ouvrit une large bouche et laissa tomber......
....un rateau, qu’il avait pris pour une tringle à rideaux ! (59ème nuit), et personne ne vient me réveiller, ils sont tous en vacances on dirait, Yan , tantina, mdp,parisi, et Xtasie est dans le métro bien sûr ! merci Queneau...heureusement que je suis là pour tenir compagnie à Shéhérazade (de whisky)(l’ai-je bien écrit cette fois) et à sa petite soeur dont je ne me souviens + du nom
bon,faudrait le dire hein si vous êtes tous à Ibiza !
Nous cad Shéhérazade , sa soeur Dinarzade (j’ai retrouvé tous les noms), le sultan Shahryar et moi Ripolin (des célèbres frêres), nous ennuyons tellement sans tringlarido pour nous amuser entre deux nuits que le sultan est près de faire périr la belle Shéhérazade.
Eventualité terrible pour nous tous, car sans Shéhérazade, point de 1001ème nuit, et pire : plus de tringlarido (tringle à riz d’eaux) (train en gare de Rido ) Ï€ GAGNER ! SNIFF
Vous l’aurez voulu, la nuit prochaine, je la zigouille la Shé, je vous donne aux flics, et je commence une autobiographie intitulée :"Pourquoi et comment j’ai tué Shéhérazade sur LCE"
(non, je rigole)
ciao et que vos prochaines 1000 et 1 nuits soient remplies de beaux rêves
soixantième nuit
Le soleil s’étant couché sur Bagdad, le Khalife comme à son habitude se rendit auprès de Shéhérazade qui, après avoir accueilli le commandeur des croyants comme les usages le voulaient, (thé à la menthe, cornes de gazelle, baklavas, loukoums etc...)lui dit :
« Ô Khalife, j’ai pensé que si, au lieu de gagner une tringlaridos, le vainqueur du tournoi des 1000 &1 nuits, remportait le droit d’écrire et de décrire la 1002ème nuit des 1000 et 1, celà serait peut-être plus sympa, qu’en pense mon souverain ? »
Le khalife réfléchit un peu puis s’étant raclé la gorge répondit :
Très bien, Shéhérazade, très bonne idée, j’envoie de suite un courriel à Yan mailto
pour lui faire part de notre idée !
61ème nuit .
Je suis fossoyeur dans un misérable cimetière qui borde un lac méphytique. Je m’approche d’une sépulture qui n’augure rien de bon, et me mets à creuser, creuser, creuser...
Je déterre un cadavre exquis.
62ème nuit : réveil en pleine forme après une nuit de cauchemars...
Moralité, pour être en forme :
le jour, 5 fruits et légumes,
la nuit, tout plein de cauchemars épouvantables !
63ème nuit
Colas-hamburgers la veille : cafeïne et endorphine = sale mine !
Sale nuit (la 64ème) : un étrange rêve sur des jupitériens qui barbotaient dans ma cave à vin...
65ème nuit
J’ai fait un rêve, j’ai vu le cadavre renaître de ses cendres !
66 ème nuit : une histoire de cassoulet et d’extra-terrestres, j’ai rien compris à mon rêve !
67ème nuit : j’ai révé que j’étais avec les jupitériens, tranquillement assise sur une tringle à rideaux, on buvait des gourgandines à l’eau ;
Et à ce moment là, ils m’avouent le plus naturellement du monde que des extra(terrestres ont eménagés dans ma salle de bain : y-en a un qui est déguisé en Yan:il est pas du tout comme le vrai :
Il a pas un bob sur la tête mais une capuche rouge.
L’autre, un tantina sylvilain, est occupé à trier le bruit des couleurs dans la baigoire : je me demande si c’est" un " ou "une"escargot.En tous les cas,il prend les couleurs une par une et en fait de la peinture ripolin:tous les murs de la salle de bain se mélangent. Le résultat est on ne peut plus bitubant. Ca fait des motifs branchés de 15 mètres de long, y a du cassoulet qui forme une petite frise. Vraiment c’est très joli...
68ème nuit : L’HORREUR ! pas moyen de trouver le sommeil, obnubilé, que j’étais, par "la phrase qui tue", à essayer de LA trouver, celle qui renferme la quintessence de l’absurdité la plus ravagée ! boouuuuhhhhh...un psy vite !!!
69ème nuit : L’horreur de l’horreur a continué : LA phrase qui tue est enfermée dans les toilettes avec une psy jupiterrienne ;
les deux autres l’ont sorti du chapeau rouge de Yan et elle est apparue.
J’ai quand m^me reconnu que c’était une psy parce qu’elle me brandissait LA phrase qui tue en morceaux...
Comme Yan était en boucle ;
il ne faisait que lui dire , il ne faisait ,que la dire , lui phrasant LA , dire :Quinte et sens LA-essence-LA phr ;L’essence de la quinte est Là. çA Y EST C’est ça... La-qui tue... qui es-tu ? la la la la, LA, LA... Du coup, là,Elle s’est énervée...
Ni une, ni deux, elle a été dans les chiottes et là, elle a ravagé la tête de Yan dans une horreur absolue : Tu vas l’avaler ou je te cassoulette la cervelle...avale, avaLA,cassou de mes deux...
70ème nuit : enfer et damnation ! j’ai rêvé que des extra-terrestres déboulaient sur Terre pour nous enlever pendant notre sommeil...et en ouvrant les yeux ce matin, j’avais le pif démentiel de mon bouledogue français à 5cm de mon visage...passé le choc surréaliste de la confrontation de nos orbites, le fou-rire et les croquettes sont venus naturellement. Comme quoi, tout rêve a bien une explication ! (et pour se lever du pied droit : prenez un bouledogue français !)
71ème nuit : damned. Ma mémoire me joue des tours. J’ai le souvenir désagréable qu’hier en me réveillant, mon bouledogue français était juste à coté de moi, a piqué un fou rire en voyant mon air contrit, et m’a servi ses croquettes au boeuf comme petit déjeuner. Le pire est que le sac de croquettes est sur ma table de nuit, qu’il n’y en a plus, et que j’ai un gout bizarre dans la bouche.
72ème nuit : je joue de l’accordéon avec les pieds, tandis qu’avec les dents je lace les tennis que je viens d’enfiler sur mes mains. D’un oeil distrait j’écoute un disque de jazz et je jette une oreille sur le journal télé. Mon crâne est épilé "ticket de métro" et foufoune coiffée d’une longue tresse. Rien d’extraordinaire en somme. Des fois, les rêves rejoignent la réalité, c’est dingue.
73ème nuit : et si je me refaisais une plâtrée de boulettes de graisse, aux fraises, tiens, pour changer, ça serait peut-être plus digeste ?
74ème nuit : je dégauchis un godemichet dans la table de nuit de ma femme. peut-être cela m’aidera-t’il à évacuer cette platrée de boulettes de graisse aux fraises qui n’est décidément pas encore digeste ?
75 ème nuit, toujours cette idée de vouloir manger à nouveau ces boulettes de graisses aux framboises, mais hélas je n’ai plus de framboises... Et si j’essayais de remplacer les framboises par des kiwis ?
76 ème nuit, c’est bon je me lance j’essaye cette nouvelle recette avec les kiwis. Mais j’avais oublié que j’étais allergique aux kiwis et je passe donc mon temps sur les toilettes !
77 ème nuit, les kiwis sont passés, hélas, les oeufs l’étaient aussi, arf décidément, la nourriture appel les toilettes, Nourriturus toilettus invocat.
78éme Nuit ; Rêve d’une abîme. En ses profondeurs que l’on ne peut atteindre sans être mort, est enterré le Mot, l’Image ou la Sensation. Se penchant au bord du vide, Son vertige fait frissonner : on effleure la matière même des choses, la chair brute du monde et des outre-mondes, l’âme du palpable. C’est un Secret, fragile et indestructible, dans lequel nous vivons et dont nous ne connaissons pas le vrai visage ; c’est un Corps que nous sentons sans le voir, contre lequel je pourrais me perdre ou qui me ferais perdre la raison...
79ème nuit, un homme s’approche de mon visage et susurre quelques mots que je ne comprends pas.
Il s’en va sans rien dire. Ma curiosité réclame une suite à ce mystère ; je me retourne et comprends ( je ne sais comment)que c’est la fin.
Il est beau avec de grands yeux d’un bleu glacial ; sa fine bouche esquisse un sourire sournois.
Il me lance un dernier regard et se retire. Il referme derrière lui une lourde porte qu’il verrouille à double tours.
Je suis seule dans une minuscule pièce plongée dans le noir, c’est alors que je sens sur ma poitrine se poser une main délicate qui sert mon sein soudainement dénudé. Une autre main se faufile entre mes cuisses. Mes hurlements ne se font malheureusement pas entendre.
Pourquoi, pourquoi tout ça ? Qui sont-ils ? Il faut que tout ça prenne fin. Je ne veux pas...
Des gouttelettes de sueurs tombent sur mes tempes brûlantes, je passe la main devant mes yeux et les ouvre comme pour les exorbiter. je réalise enfin que tout cela n’était qu’un monstrueux cauchemar.
80ième nuit : Je songe encore étrangement à ces boulettes de graisse aux framboises... Elles ne passent toujours pas. La digestion se fait mal. La prochaine fois, je penserai à autre chose pour ne pas pourrir ma nuit.